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Sophie Delsidini ( SABAROTZIA)

Jean Ridders* a rencontré la peinture d'une française qui fait un travail sur l'église de Van Gogh du musée d'Amsterdam et a voulu poser quelques questions à l'artiste.
Jean Ridders: Vous partez de cette église solitaire et mystérieuse, qu'est-ce qui vous a arrêtée sur ce sujet?
Sophie Delsidini: Je me demande ce qu'on entasse dans ce temple: souvenirs,refoulement, oublis, des décombres entassés....
Jean Ridders: Vos silhouettes me rappellent le meilleur art populaire africain, connaissez-vous l'Afrique?
Sophie Delsidini: Non, mais je pense que nos angoisses sont les mêmes ici , ailleurs depuis la nuit des temps.
Jean Ridders: J'ai vu vos" poules" d'un autre monde, est-ce l'enfer de Hiéronymus Bosch qui vous inspire?
Sophie Delsidini: Je ne sais pas, je veux faire marcher l'imaginaire, que la peinture vous questionne, si vous me citez Bosch, c'est qu'il vous a parlé un jour.
Jean Ridders: J'ai regardé votre peinture et elle m'a regardée, pourquoi ai-je eu l'impression que c'est elle qui me regardait?
Sophie Delsidini: Parce que je n'affirme rien, j'invite la question, qu'on pose la question sur le mur, même si le voyeur doit y errer un peu avant de revenir à sa réalité, c'est comme un autre miroir certainement déformant et j'espère un peu poétique.
Jean Ridders: Si je vous dis que votre peinture nous regarde?
Sophie Delsidini: Cela me va.
*Membre de la commission culturelle de la ville de Velsen ( Pays-Bas), Jean Ridders a dû avec son collègue Siem Schaafsma, architecte, choisir une centaine d’œuvres dans le stock pléthorique de
de la commune. Ces œuvres sont appelées à tort collection Jean Ridders. Pour la petite histoire les œuvres qui n'avaient pas été choisies ont été rendues aux artistes qui voulaient bien les reprendre et les autres ont disparu ou ont été détruites.
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